Exposition Prix Avenir Céramique
Description
Le Prix Avenir Céramique est porté par le Réseau Centres Céramique, groupe de cinq centres importants de la céramique en France : le Centre Céramique Contemporaine de Giroussens, Saint-Quentin-la-Poterie – Capitale de la Céramique, la Maison de la Céramique du Pays de Dieulefit, l’Institut Européen des Arts Céramiques de Guebwiller et le Centre céramique contemporaine La Borne. Le réseau partage une vision commune et souhaite favoriser la mise en oeuvre d’actions co-construites pour le soutien à la jeune création contemporaine.
Le Prix Avenir Céramique a vocation à être renouvelé annuellement jusqu’en 2028, dans chacun de nos centres. Pour la première édition, Saint-Quentin-la-Poterie expose 5 artistes français du 12 juillet au 18 août 2024. Sélectionnés sur dossier, ces artistes sont installés en tant que professionnel du secteur de la céramique contemporaine depuis moins de 6 ans, comme le veut les modalités de ce prix.
La lauréate, Maëlle Caborderie, a été désignée le 12 juillet dernier lors de l'inauguration du Festival Européen Céramique Terralha. Elle remporte un accompagnement professionnel spécifique à son projet.
Le Prix Avenir Céramique a vocation à être renouvelé annuellement jusqu’en 2028, dans chacun de nos centres. Pour la première édition, Saint-Quentin-la-Poterie expose 5 artistes français du 12 juillet au 18 août 2024. Sélectionnés sur dossier, ces artistes sont installés en tant que professionnel du secteur de la céramique contemporaine depuis moins de 6 ans, comme le veut les modalités de ce prix.
La lauréate, Maëlle Caborderie, a été désignée le 12 juillet dernier lors de l'inauguration du Festival Européen Céramique Terralha. Elle remporte un accompagnement professionnel spécifique à son projet.
Auteur de la fiche
Office Culturel de Saint-Quentin-la-Poterie
Echelle d'action
National
Code postal
30700
Ville
Saint-Quentin-la-Poterie
Lien Web si existant
https://capitale-ceramique.com/fr/prix-avenir-ceramique/
Mot Clef
- Bien vivre, culture
- Communs, coopération ouverte
Partenaires associés
4 rue de la fontaine
En complément :
En ce moment et jusqu'au 18 août, découvrez une installation étonnante dans la jolie galerie voûtée - Salle Joseph Monier, 4 rue de la fontaine à Saint-Quentin-la-Poterie.
Y sont exposés :
Maëlle Caborderie
Les études d’architecture de Maëlle Caborderie resteront sans doute un support utile à la mise en espace de son travail comme à sa réflexion sur le lien entre sculpture et corps. Mais depuis 2020 et la rencontre de céramistes rompus à la cuisson au bois, c’est vers la terre qu’elle s’est tournée : un an et demi d’expérimentations « sur le tas » complétés par la dense formation de la Maison de la céramique du Pays de Dieulefit, et la voici déjà dotée d’une production personnelle et engagée.
Engagées, les sculptures de Maëlle Caborderie le sont par un goût prononcé pour la terre par elle-même et sa richesse révélée par l’émaillage et surtout par la cuisson, qu’elle soit au gaz ou, mieux, au bois (cuisson anagama). Elles le sont aussi par la simplicité assumée des formes abstraites qu’elle crée. Une recherche d’équilibre instable, précaire et pourtant évident : ses sculptures sont comme suspendues dans une tension entre mouvement et ancrage et leur dimension dynamique est soulignée par leurs titres qui expriment poétiquement l’interaction entre les éléments : « soutenir », « relever », « enlacement »….
Madeleine Calafell
« Ma pratique artistique provient des liens entre l’Afrique et l’Europe où j’ai partagé mon existence. Mes travaux sont influencés par les allégories rencontrées dans les paysages et l’imaginaire social africains où la nature est souvent défiée.
Je m’inspire de souvenirs esquissés, du sculpteur ivoirien Jems Koko Bi pour son approche de la sculpture figurative sur bois brute et de grande dimension, de Kader Attia pour ses installations liées à son histoire algérienne et française, de la série de photographies les fous d’Abidjan de Haron Doris Kasco qui me replonge dans mon enfance en Côte d’Ivoire, de William Kentridge pour ses visions poétiques et critiques sur la décolonisation et l’apartheid, des codes post-esclavage et de la fantaisie aussi triste que joyeuse des fanfares. » nous confie l’artiste.
Maël Gros
Maël Gros est sculpteur et céramiste. Il façonne le grès par essais, trouvailles, répétitions et beaucoup de digressions. Il travaille sans croquis, sans modèle, avec peu d’outils et à l’échelle du corps pour que tous ses gestes oeuvrent à la forme. Maël Gros pense par colombins. Ils valent pour mots, pour phrasés. C’est là qu’il aime travailler la céramique : à la main et avec la plasticité inhérente de l’argile, dans la possibilité de l’ajout, du retrait, de la reprise, de la reformulation.
Les céramiques de Maël Gros sont assemblées avec du béton, de la cire, du bois, du savon, des huiles… Leur utilisation sont autant d’ouvroirs et de déplacements sensibles pour la forme et sa possible figuration. En lien avec la mise en forme, Maël Gros collecte des images et des textes – base iconographique et textuelle utilisées pour la réalisation des sculptures.
Dans sa pratique, les volumes solidifient des histoires mêlées de matières, de floraisons, de jambes en bois, de corps-glotte et de mots-bulles. Désirs de sculptures creuses contenantes de petites histoires.
Xavier Orssaud
« Je mets en image et en espace des questionnements actuels soulevés par la crise environnementale et les bouleversements socio-culturels qu’elle engendre. Dans ce contexte pour beaucoup anxiogène, je me place sur le terrain de la fable et du constat poétique. J’ai recours à la fiction comme d’un espace-temps permettant de questionner le passé et de proposer de nouveaux récits d’anticipation positive. Par l’utilisation conjointe de la
céramique et l’utilisation de déchets divers (dont ceux générés par ma propre pratique), je crée des installations qui se présentent comme les reliques, les traces d’une archéologie imaginaire.
Mon travail s’articule autour d’allers-retours temporels où la réappropriation de représentations d’époques classiques côtoient le détournement d’objets et de matériaux caractéristiques de l’ère industrielle actuelle. Je questionne la manière dont l’humain représente la nature, pour dénoncer la manière dont les sociétés occidentales l’ont façonné et exploité au fil des siècles. Dans ce contexte, la notion de paysage me semble centrale, car elle résume à elle seule le regard artificiel et fantasmé que l’être humain continue de porter sur son environnement.
Guidé par une approche sensible et picturale de la matière, j’examine deux mondes sensibles aux échelles de temps opposées : l’organique et le minéral (voir cartographie ci-contre). Je navigue entre ces deux notions a priori opposées avec un goût prononcé pour l’expérimentation : l’exploration de leurs liens ambigus nous permet de repenser le vivant et de redéfinir la place de l’humain dans son environnement. »
Iseult Fayolle
« Ce qui se passe dans l’instant « du faire » nourrit mon processus de création. Et ces instants sont eux-mêmes nourris, influencés et habités par des souvenirs conscients et inconscients liés à ma propre histoire et liés à l’histoire collective. Les éléments créés [issus de différents médium] et chinés entrent en connexion dans un « vivre ensemble » pour faire émerger une installation témoignant d’un instant fugace dans un équilibre fragile. » nous confie l’artiste.
Y sont exposés :
Maëlle Caborderie
Les études d’architecture de Maëlle Caborderie resteront sans doute un support utile à la mise en espace de son travail comme à sa réflexion sur le lien entre sculpture et corps. Mais depuis 2020 et la rencontre de céramistes rompus à la cuisson au bois, c’est vers la terre qu’elle s’est tournée : un an et demi d’expérimentations « sur le tas » complétés par la dense formation de la Maison de la céramique du Pays de Dieulefit, et la voici déjà dotée d’une production personnelle et engagée.
Engagées, les sculptures de Maëlle Caborderie le sont par un goût prononcé pour la terre par elle-même et sa richesse révélée par l’émaillage et surtout par la cuisson, qu’elle soit au gaz ou, mieux, au bois (cuisson anagama). Elles le sont aussi par la simplicité assumée des formes abstraites qu’elle crée. Une recherche d’équilibre instable, précaire et pourtant évident : ses sculptures sont comme suspendues dans une tension entre mouvement et ancrage et leur dimension dynamique est soulignée par leurs titres qui expriment poétiquement l’interaction entre les éléments : « soutenir », « relever », « enlacement »….
Madeleine Calafell
« Ma pratique artistique provient des liens entre l’Afrique et l’Europe où j’ai partagé mon existence. Mes travaux sont influencés par les allégories rencontrées dans les paysages et l’imaginaire social africains où la nature est souvent défiée.
Je m’inspire de souvenirs esquissés, du sculpteur ivoirien Jems Koko Bi pour son approche de la sculpture figurative sur bois brute et de grande dimension, de Kader Attia pour ses installations liées à son histoire algérienne et française, de la série de photographies les fous d’Abidjan de Haron Doris Kasco qui me replonge dans mon enfance en Côte d’Ivoire, de William Kentridge pour ses visions poétiques et critiques sur la décolonisation et l’apartheid, des codes post-esclavage et de la fantaisie aussi triste que joyeuse des fanfares. » nous confie l’artiste.
Maël Gros
Maël Gros est sculpteur et céramiste. Il façonne le grès par essais, trouvailles, répétitions et beaucoup de digressions. Il travaille sans croquis, sans modèle, avec peu d’outils et à l’échelle du corps pour que tous ses gestes oeuvrent à la forme. Maël Gros pense par colombins. Ils valent pour mots, pour phrasés. C’est là qu’il aime travailler la céramique : à la main et avec la plasticité inhérente de l’argile, dans la possibilité de l’ajout, du retrait, de la reprise, de la reformulation.
Les céramiques de Maël Gros sont assemblées avec du béton, de la cire, du bois, du savon, des huiles… Leur utilisation sont autant d’ouvroirs et de déplacements sensibles pour la forme et sa possible figuration. En lien avec la mise en forme, Maël Gros collecte des images et des textes – base iconographique et textuelle utilisées pour la réalisation des sculptures.
Dans sa pratique, les volumes solidifient des histoires mêlées de matières, de floraisons, de jambes en bois, de corps-glotte et de mots-bulles. Désirs de sculptures creuses contenantes de petites histoires.
Xavier Orssaud
« Je mets en image et en espace des questionnements actuels soulevés par la crise environnementale et les bouleversements socio-culturels qu’elle engendre. Dans ce contexte pour beaucoup anxiogène, je me place sur le terrain de la fable et du constat poétique. J’ai recours à la fiction comme d’un espace-temps permettant de questionner le passé et de proposer de nouveaux récits d’anticipation positive. Par l’utilisation conjointe de la
céramique et l’utilisation de déchets divers (dont ceux générés par ma propre pratique), je crée des installations qui se présentent comme les reliques, les traces d’une archéologie imaginaire.
Mon travail s’articule autour d’allers-retours temporels où la réappropriation de représentations d’époques classiques côtoient le détournement d’objets et de matériaux caractéristiques de l’ère industrielle actuelle. Je questionne la manière dont l’humain représente la nature, pour dénoncer la manière dont les sociétés occidentales l’ont façonné et exploité au fil des siècles. Dans ce contexte, la notion de paysage me semble centrale, car elle résume à elle seule le regard artificiel et fantasmé que l’être humain continue de porter sur son environnement.
Guidé par une approche sensible et picturale de la matière, j’examine deux mondes sensibles aux échelles de temps opposées : l’organique et le minéral (voir cartographie ci-contre). Je navigue entre ces deux notions a priori opposées avec un goût prononcé pour l’expérimentation : l’exploration de leurs liens ambigus nous permet de repenser le vivant et de redéfinir la place de l’humain dans son environnement. »
Iseult Fayolle
« Ce qui se passe dans l’instant « du faire » nourrit mon processus de création. Et ces instants sont eux-mêmes nourris, influencés et habités par des souvenirs conscients et inconscients liés à ma propre histoire et liés à l’histoire collective. Les éléments créés [issus de différents médium] et chinés entrent en connexion dans un « vivre ensemble » pour faire émerger une installation témoignant d’un instant fugace dans un équilibre fragile. » nous confie l’artiste.